Amour

Invité : Yvan Perrier

En l’absence de son opposé

Dans la fable du « Lion amoureux », Jean de La Fontaine écrit : 

« Amour, amour, quand tu nous tiens, 
On peut bien dire : « Adieu prudence ! » 

Qui a vécu et ressenti un jour quelque chose qui ressemble à l’Amour sait à quoi au juste le fabuliste fait allusion. Mais, comment peut-on définir ce mot qui vient à bout de nos résistances ou qui nous fait perdre nos moyens face à l’Autre? 

Cela m’a amené un jour à me montrer attentif à ce que pouvait bien être l’Amour (avec un grand « A »). Quel peut bien être son contenu précis, exprimé en mots, en peu de mots? 

Je l’identifie à un sentiment envahissant qui nous propulse dans les voies du don de l’abandon vers l’autre pour qui nous ressentons une attraction passionnelle irrésistible. 

Nous sommes faits de chair et de sang. Nous sommes également des êtres de sens, de sensations et de sentiments. Nous sommes nécessairement plus ou moins branchés sur notre sensualisme. Nous sommes également des êtres de besoins et de désirs à assouvir. Nous avons un cœur qui peut se mettre à battre la chamade. Mieux vaut que ce soit dans l’amour, au lieu de son opposé que je ne nommerai pas ici. 

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